Hawad / Pey La poésie est un cri. Pour Hawad et Serge Pey, la modernité signifie la société de consommation donc de destruction de l?être. Face à elle, la poésie est une arme, une force qui peut devenir violence même si cette violence des mots est porteuse d?une paix en elle-même. «Ils nous ont volés les larmes, ils ne nous voleront pas la poésie.»
Ici, dans cet antre fait de briques et de baroque, cette Cave-Poésie, Unesco de poche, la parole freesonne et les silences se disent. Le blues s'invite et la complicité des langues, tamazirt, française, occitane, re-place l'Homme au centre de gravité de la conscience. Que ce soit la métaphore de l'éponge, qui absorbe toute l'eau de la terre ou cet appétit qui ordonne de "minjar lo foc !", Pey et Hawad nous interpellent, nous obligent à re-chercher en nous même et à se demander pourquoi ne sommes nous plus des guerriers... La rébellion des touaregs continue au Niger et la sécheresse décime les troupeaux. Beaucoup préfèrent la facilité de la sédentarisation et Hawad n?est pas tendre avec ceux qui ont suivi ce chemin. Il crache son amertume sur eux et sur ceux qui ont voulu nationaliser le peuple touareg :
« En 1917 la France nous a châtrés puis le Niger nous a jetés dans un marécage de gale. Le Mali nous a tannés de poux, la Libye nous a empâtés la langue, l?Algérie nous a mis le licou ».
Rencontre
Festival Occitania à la Cave-Poésie de Toulouse
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